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    • Véronique

    Focus sur les excès alimentaires - Impulsions alimentaires et TCA


    1 glace ou 4 glaces ?

    On distingue 3 types d'impulsions alimentaires :

    1/ La crise de boulimie

    Elle se caractérise par :

    1°) l'absorption, en une période de temps limitée (en principe moins de 2 h), d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberait en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances,

    ET

    2°) un sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou la quantité que l’on mange).

    La crise de boulimie commence fréquemment après une période de régime alimentaire restrictif. Une crise de boulimie ne fait pas de vous une personne boulimique (voir explications plus bas).


    2/ L’excès alimentaire ou hyperphagie prandiale

    C’est le fait de manger au-delà des besoins physiologiques et du rassasiement.

    Il conduit à la prise de poids et se caractérise par l'ingestion de grandes quantités en un temps limité, sans perte de contrôle. C’est par exemple le cas si vous mangez nettement plus que nécessaire lors du repas.


    3/ Le grignotage ou hyperphagie inter prandiale

    C’est le fait de manger au-delà des besoins physiologiques et du rassasiement en dehors des repas. Il conduit également à la prise de poids. Il n’y a pas de critère de temps ni de quantité pour qualifier ce comportement.


    Points communs aux impulsions alimentaires

    Dans les 3 cas, on parle d’impulsion alimentaire car ce n’est pas la faim (ou pas « que ») qui motive le comportement. La pulsion est irrépressible. 

    Ces 3 types d’impulsions alimentaires peuvent coexister dans les différents types de TCA.


    Différence entre compulsion et impulsion

    Une impulsion n'est pas ritualisée : elle peut être une conduite isolée dans la vie courante de l'individu.

    Une compulsion est une impulsion qui devient ritualisée. La notion de fréquence intervient.


    Notion de TCA

    Donc si une impulsion ne définit pas un TCA, la compulsion c’est à dire l’impulsion ritualisée si.

    L’hyperphagie simple n’est pas systématiquement un TCA, pas plus que la crise de boulimie.

    On ne parle donc de TCA que si les troubles sont récurrents comme dans le cas de la boulimie.


    Boulimie (Bulimia nervosa)

    Elle se caractérise par des épisodes répétés de crises de boulimie (telles que définies précédemment) suivies de comportements compensatoires inappropriés (tels que : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif) pour prévenir la prise de poids. C’est la récurrence des comportements décrits, ici à raison d’au-moins deux fois par semaine pendant 3 mois qui définit la personne boulimique. 

    Habituellement, entre les crises, la personne restreint sa consommation calorique totale et choisit des aliments à faible valeur énergétique. Mais le trouble ne survient pas exclusivement pendant les périodes d’anorexie.

    En cas de crise de boulimie récurrente sans comportement compensatoire, on ne parle pas de boulimie mais d’hyperphagie boulimique.


    La personne boulimique souffre d'une altération de la perception de la forme et du poids de son corps, tout en ayant une estime d’elle même fortement corrélée à cette perception. Elle maintient un poids dans les limites de la normale ou au-dessus. 

    Le plus souvent les boulimiques éprouvent de la honte quant à  leur problème alimentaire et tentent de le dissimuler.

    On note une fréquence accrue de symptômes dépressifs (p. ex., faible estime de soi) et de troubles de l'humeur (en particulier Dysthymie ou Dépression majeure) chez les sujets atteints de boulimie. Chez la plupart sinon tous, le trouble de l'humeur débute en même temps que (ou après) la boulimie, et c'est souvent à cette dernière qu'ils imputent l'altération de leur humeur. Cependant, chez certains sujets, la perturbation de l'humeur précède clairement le développement de la boulimie. On peut également observer une fréquence accrue de symptômes anxieux (p. ex., la crainte des rencontres sociales) ou de troubles anxieux. Ces troubles dépressifs et anxieux disparaissent fréquemment lorsque la boulimie est efficacement traitée.