Edulcorants et sucre

Oubliez les édulcorants !!!

Savez-vous quelle est l’erreur que je vois le plus souvent dans ma patientèle ? La consommation d’édulcorants. 

Les personnes qui y ont recours croient bien faire et pourtant….

 

Si l’on s’en réfère à la définition du Larousse, un édulcorant est une substance d’origine naturelle ou de synthèse donnant une saveur sucrée. Ainsi, le sirop d’agave, le miel et bien d’autres substances sont des édulcorants. 

Mais ceux dont je souhaite vous parler ici sont les édulcorants qui ont pour objectif d’apporter un goût sucré en limitant l’apport de calories. Ils se divisent en deux catégories : les édulcorants intenses et les édulcorants de charge parmi lesquels on trouve les polyols. 

Ceux que vous rencontrez le plus souvent sont : 

Parmi les édulcorants intenses :

L’acésulfame K (pour potassium) E950

L’aspartame identifiable sous le nom de code E951. Le plus connu.

L’acide cyclamique et cyclamate de calcium ou sodium E 952

La saccharine E954. Le plus ancien.

Le sucralose E955

L’alitame E956

La thaumatine E957

Une composition de sel d’aspartame et d’acésulfame K désignée sous le code E962

La stévia, un édulcorant d’origine naturelle.

 

Parmi les polyols : 

Vous les reconnaitrez sous les noms suivants : erythritol E968, sorbitol E420, maltitol E965, mannitol E421, isomalt E953, xylitol E967. 

Ils sont issus soit de céréales, soit de sucres.

Pourquoi consommer des édulcorants est une erreur ?

1/ Parce que certains d’entre eux sont suspectés d’être liés à un risque accru de tumeur au cerveau, de cancer du sein, ou encore de leucémie. Certaines études ont également mis en évidence une augmentation des migraines ou un déséquilibre du microbiote intestinal. On observe aussi une perturbation de la tolérance à l’insuline ou des risques de prématurité. Enfin, ils provoquent un stress oxydatif pro inflammatoire qui dégrade le tissu de certains organes (foie, rein…).

Les polyols ont l’avantage de ne quasiment pas passer la barrière intestinale et donc d’apporter peu de calories. Par contre, comme ils n’ont pas été absorbés ils se retrouvent quasiment intacts dans le côlon où ils fermentent et provoquent un appel d’eau ce qui peut provoquer des ballonnements et des diarrhées.

 

2/ Parce qu’ils ne vous permettent pas de vous déshabituer du goût sucré et vous conduisent à entretenir des comportements alimentaires néfastes. Ainsi je rencontre fréquemment des personnes qui surveillent leur alimentation (dans une optique minceur ou santé) mais qui boivent quotidiennement près d’un litre de soda light. 

 

3/ Parce qu’ils ne permettent pas de perdre du poids, sinon comment expliquer que depuis leur apparition en vente libre en Europe à la fin des années 80, le taux de surpoids et d’obésité n’ait cessé d’augmenter. D’ailleurs, certaines études mettent clairement en avant que plus un enfant consomme des boissons édulcorées, plus il prend du poids. Cela a également été confirmé sur la population adulte.

 

4/ Parce qu’il semblerait que votre corps ne sache pas les gérer et qu’ils provoquent une réaction insulinique. Certaines études ont clairement montré que la sécrétion d’insuline était aussi élevée avec le sucre qu’avec l’aspartame, 30 minutes après ingestion. D’autres ont conclu qu’il existe un lien entre la consommation de boissons édulcorées et le diabète. Le mécanisme qui conduit à ces résultats n’est pas bien expliqué. L’on ne sait pas si la consommation d’édulcorant perturbe les signaux associés au goût sucré et induit un phénomène de compensation aux repas suivants conduisant à manger davantage. Bien entendu cette affirmation est souvent contestée mais dans le doute, il me semble plus sage de s’abstenir. 

En conclusion

Même si ces produits restent commercialisés, les études sur leur dangerosité étant contradictoires, il est fortement recommandé de les éviter à tout prix. Mieux vaut consommer un peu de sucre, raisonnablement plutôt que ces produits dont l’innocuité n’a pas été prouvée. Évidemment, cette recommandation est encore plus nécessaire pour les femmes enceintes, les bébés, les enfants et les personnes âgées et de façon générale toutes les personnes qui souffrent d’une pathologie.